Aller au contenu principal
Prévoyance

Soins palliatifs : ce que c'est, et ce que ce n'est pas

Soins palliatifs : les idées reçues démêlées. Ce qu'ils sont, ce qu'ils ne sont pas, et ce qui les distingue d'autres notions de fin de vie.

Mi

Par Michael

Publié le 03 août 2026 3 min de lecture

Soignante en tunique bleu doux ajustant une couverture, chambre chaleureuse avec fleurs

Les soins palliatifs traînent beaucoup d'idées reçues. On les croit réservés aux derniers jours, ou synonymes d'abandon. C'est faux. Leur but est simple : soulager la douleur et accompagner la personne. Cet article démêle le vrai du faux, et distingue les notions souvent confondues.

De quoi parle-t-on ?

Les soins palliatifs soulagent la douleur et les symptômes pénibles. Ils accompagnent aussi la personne et ses proches, sur le plan humain. L'objectif n'est pas de guérir la maladie. Il est de préserver le confort et la qualité de vie.

Pour la définition complète et les façons d'y accéder en Suisse romande, consultez notre page sur les soins palliatifs et la fin de vie.

Les idées reçues les plus courantes sur les soins palliatifs

« C'est réservé aux tout derniers jours »

On associe souvent les soins palliatifs à la toute fin. En réalité, ils commencent parfois bien plus tôt. Ils accompagnent une maladie grave pendant des semaines ou des mois. Ils s'ajoutent même, dans certains cas, à des traitements actifs.

Demander des soins palliatifs ne veut donc pas dire « tout arrêter ». Cela veut dire mieux vivre le temps qui reste.

« Ça se passe forcément à l'hôpital »

Les soins palliatifs ne sont pas liés à un seul lieu. On peut en recevoir à domicile, avec une équipe mobile. On peut aussi en recevoir en EMS (établissement médico-social) ou en unité spécialisée.

L'organisation varie d'un canton à l'autre. Votre médecin ou votre canton vous indiquent les structures proches de chez vous.

« On arrête tous les soins »

C'est l'inverse. Les soins palliatifs sont des soins actifs. On garde les traitements de confort : contre la douleur, contre l'angoisse, pour mieux respirer.

Parler de soins palliatifs, ce n'est pas parler d'abandon. C'est déplacer l'objectif : non plus guérir, mais soulager.

Ce que les soins palliatifs ne sont pas

Trois notions sont souvent confondues. Il est utile de les distinguer clairement.

  • Ce n'est pas un abandon des soins. Les soins continuent, tournés vers le confort de la personne.
  • Ce n'est pas l'euthanasie. L'euthanasie est l'acte par lequel un tiers provoque la mort d'une personne. Les soins palliatifs ne cherchent pas à hâter la mort.
  • Ce n'est pas l'assistance au suicide. Là, c'est la personne elle-même qui accomplit le geste, avec une aide. En Suisse, cette pratique est encadrée par la loi et possible sous conditions. Des associations comme EXIT existent dans ce cadre.

Ces démarches sont distinctes des soins palliatifs. Les soins palliatifs, eux, visent à soulager et à accompagner, sans hâter ni retarder la mort.

Anticiper et dire ce que vous souhaitez

Vous pouvez noter à l'avance vos volontés de soins. C'est le rôle des directives anticipées. Elles indiquent ce que vous acceptez, et ce que vous refusez, si vous ne pouvez plus vous exprimer.

Pour savoir comment les rédiger en Suisse, lisez notre page sur les directives anticipées.

Questions fréquentes

Non. Leur but est de soulager, pas de hâter. Ils n'accélèrent ni ne retardent volontairement la fin.

Non. L'euthanasie est un acte qui provoque la mort. Les soins palliatifs cherchent seulement à soulager et à accompagner.

Non. Ils commencent parfois tôt, des semaines ou des mois avant, en parallèle d'autres traitements.

À domicile, en EMS, à l'hôpital ou en unité spécialisée. L'offre dépend de votre canton.

Aller plus loin

À lire aussi