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Directives & volontés

Don d'organes : comment exprimer sa volonté

En Suisse, comment dire oui ou non au don d'organes ? Enregistrer sa volonté, en parler à ses proches et l'inscrire dans ses directives, expliqué simplement.

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Par Michael

Publié le 14 juillet 2026 4 min de lecture

Don d'organes : comment exprimer sa volonté

Vous voulez que votre position sur le don d'organes soit connue et respectée. La règle est simple : ce qui compte, c'est une volonté exprimée, écrite et connue de vos proches. Que votre réponse soit oui ou non, voici comment la formaliser en Suisse, sans hésitation.

Pourquoi exprimer sa volonté maintenant

Au moment du décès, les médecins et les proches doivent savoir ce que vous vouliez. Sans indication claire, la décision retombe sur votre famille, dans un moment de choc.

Exprimer votre choix à l'avance, c'est soulager vos proches d'un doute pénible. C'est aussi la garantie que votre position, quelle qu'elle soit, sera suivie.

Un point essentiel : vous pouvez dire oui comme vous pouvez dire non. Les deux réponses se valent et se respectent de la même façon.

Étape 1 — Décider oui, non, ou partiellement

Prenez le temps de réfléchir. Vous avez plusieurs possibilités :

  • Accepter le don de tous vos organes et tissus.
  • Accepter seulement certains organes (par exemple, tout sauf la cornée).
  • Refuser entièrement le don.
  • Déléguer la décision à une personne de confiance.

Votre choix vous appartient. Il n'a pas à être justifié.

Étape 2 — Mettre sa volonté par écrit

Une volonté seulement pensée ne suffit pas. Il faut la consigner par écrit. Plusieurs supports existent :

  • Une carte de donneur que vous remplissez et gardez sur vous.
  • Vos directives anticipées, où vous notez aussi vos volontés médicales de fin de vie.
  • Un document daté, signé, rangé avec vos papiers importants.

Datez et signez toujours le document. Une carte glissée dans le portefeuille reste le réflexe le plus utile pour les secours.

Étape 3 — En parler à ses proches

C'est l'étape la plus importante, et la plus oubliée. Vos proches seront consultés au moment du décès.

Dites-leur votre choix, à voix haute, sans ambiguïté. Précisez où se trouve votre carte ou vos directives. Un proche informé défend votre volonté ; un proche dans le flou hésite.

Le cadre suisse à connaître

En Suisse, la fondation Swisstransplant coordonne le don et la transplantation d'organes au niveau national. Elle informe le public et gère les aspects médicaux de la chaîne du don.

Aujourd'hui, la Suisse applique le consentement au sens large : un prélèvement d'organes n'est possible que si la personne y a consenti de son vivant. Si sa volonté n'est pas connue, ce sont ses proches qui décident, en se fondant sur ce qu'elle aurait probablement souhaité.

Le peuple a accepté, le 15 mai 2022, de passer au consentement présumé (modèle de l'opposition) : à terme, un prélèvement sera possible sauf refus exprimé de son vivant, les proches conservant un droit d'opposition. Cette réforme n'est pas encore en vigueur : son entrée en application, liée à la création d'un registre national des déclarations, est attendue au plus tôt en 2027. D'ici là, la règle actuelle s'applique.

Pour connaître la règle exactement en vigueur et la procédure d'enregistrement à jour, consultez les sources officielles : l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), Swisstransplant et le portail ch.ch.

Cadre légal vérifié le 08.07.2026 (source : OFSP / bag.admin.ch).

Dans tous les cas, une constante demeure : une volonté écrite et connue de vos proches reste votre meilleure protection.

Rattacher ce choix à vos directives

Le don d'organes fait partie de vos volontés de fin de vie. Pour le relier à l'ensemble de vos décisions, consultez notre page sur les directives et volontés.

Vous y verrez comment articuler directives anticipées, don d'organes et volontés pour vos obsèques dans un ensemble cohérent.

Questions fréquentes

Vous pouvez l'obtenir auprès de Swisstransplant et des canaux d'information officiels suisses. Remplissez-la, signez-la et gardez-la sur vous, avec vos papiers.

Vos proches sont consultés au moment du décès. C'est pourquoi il est décisif de leur avoir parlé clairement à l'avance, pour qu'ils portent votre choix plutôt que d'en décider seuls.

Oui, à tout moment. Détruisez l'ancienne carte, refaites une déclaration à jour et informez à nouveau vos proches de votre nouvelle position.

Non. Le prélèvement est réalisé avec respect et le corps est restitué pour des obsèques classiques, selon vos volontés et celles de votre famille.

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